Le Radeau de la Méduse

de Georg Kaiser

création en Avignon 2016

A propos

En 1940, de jeunes enfants anglais, âgés de neuf à douze ans, se retrouvent isolés en pleine mer sur un canot. Ils avaient pris le bateau pour fuir le Blitz, mais leur navire, bombardé, a coulé. Bien décidés à être solidaires et exemplaires face à la situation, ces jeunes chrétiens s’organisent pour survivre, se rationner et se répartir les tâches. Mais la découverte de leur nombre va saper cette harmonie : ils sont treize. Qui est le « Judas » parmi eux, qui les empêchera d’être sauvés ? Cette pièce de Georg Kaiser (1878-1945) met à jour les dérives de l’éducation, les mécanismes d’endoctrinement et la cruauté d’une société qui ne peut se passer de bouc émissaire.

Distribution
Mise en scène :Thomas Jolly
Assistanat à la mise en scène : Mathilde Delahaye, Maëlle Dequiedt
Scénographie : Heidi Folliet, Cecilia Galli
Lumière : Laurence Magnée
Musique : Clément Mirguet
Son : Auréliane Pazzaglia
Vidéo : Sébastien Lemarchand
Costumes, maquillages : Oria Steenkiste

Costumes confectionnés par les ateliers de costume du TNS,
Accessoires : Léa Gabdois-Lamer
Plateau / machinerie : Marie Bonnemaison
Plateau / Effets spéciaux : Julie Roëls
Artifices : Roland Reinewald
Décors : Ateliers du TNS
Accompagnement artistique :
Thibaut Fack (scénographie), Clément Mirguet (son) et Antoine Travert (lumière)
Avec :
Youssouf Abi-Ayad, Éléonore Auzou-Connes, Clément Barthelet, Romain Darrieu, Rémi Fortin, Johanna Hess, Emma Liégeois, Thalia Otmanetelba, Romain Pageard, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Adrien Serre
Et en alternance : Blaise Desailly et Gaspard Martin-Laprade


Comment habiller ces jeunes acteurs d'une vingtaine d'années en enfants anglais de 1940 ? Dans cette mer paysage, véritable espace pictural, le canot devait être l'endroit d'un certain "réalisme", nécessairement adapté à ces corps. Un travail tout en nuances de gris, en patine. Mais aussi par le maquillage : rehausser les traits, renforcer le dramatique, rajeunir...

crédits photographiques © Jean Louis Fernandez